Enseigner l’orthographe, des sciences cognitives à la pratique de classe


Présentation : Les enseignants sont assaillis d’injonctions concernant l’orthographe, tandis que le niveau des élèves est sans cesse remis en cause. Les enseignants ont l’impression de ne pas avancer et constatent que les élèves ne réinvestissent pas les règles enseignées en situation d’écriture (dictée, rédaction…). Des solutions existent pourtant…

Formateur : Jean-Luc Dacheux

Durée : 2 jours

Objectifs généraux  : 

Il s’agit de proposer aux enseignants, afin de leur permettre d’améliorer leurs pratiques, une approche innovante de l’enseignement de l’orthographe, à partir des éclairages donnés par les neurosciences de l’éducation et les sciences cognitives.

Objectifs pédagogiques :

Les enseignants vont découvrir des pratiques nouvelles pour :

– permettre aux élèves de comprendre les mécanismes de la langue (métalangage, procédures…)

– mettre en œuvre des situations favorisant l'automatisation de l'orthographe et l'éveil de la vigilance orthographique

– mettre en œuvre des situations de co-construction des apprentissages en traitant l'orthographe sous forme de problèmes à résoudre collectivement

– favoriser les processus de décontextualisation et recontextualisation du langage écrit

– prendre conscience de l'importance du discours de l'enseignant dans la construction des représentations des élèves

– découvrir les données les plus récentes apportées par les neurosciences sur la mémoire et les transferts

– reconstruire des dispositifs d'enseignement intégrant l'ensemble de ces données.

Moyens pédagogiques :

– recueil des représentations des enseignants, des freins, des spécificités locales

– présentation théorique sous forme de diaporama

– discussion et débat

– ateliers de mise en pratique

Contenus :

Journée 1 :

  • Première partie :
  • Recueil des représentations et des questionnements. Les enseignants vont exprimer leur questionnement, leurs difficultés, leurs doutes, dans le domaine de l'enseignement de l'orthographe. L’analyse de ces ressentis permettra de dégager un besoin collectif et des demandes plus personnelles qui seront notées pour être prises en compte au fil de la formation.
  • Deuxième partie : approche théorique et conceptuelle :
  • Contextualiser la problématique de l'orthographe avec la spécificité de l'école
  • Découvrir des données nouvelles issues de la recherche en sciences cognitives, en neurosciences, en psycholinguistique.

L’exposé théorique, illustré par un diaporama, permettra de croiser les apports des différents champs de la didactique et de la pédagogie pour définir l’enseignement de l’orthographe sous un autre jour : définir les formes de l’orthographe, les mécanismes mentaux qui sont associés à sa réalisation ; les spécificités de l’orthographe française : les aspects sémiographiques de la langue. Le plurisystème graphique. Le problème des morphogrammes grammaticaux à sens multiples (comme le « s »). Qu’est-ce que la vigilance orthographique et comment la développer ? liens avec les fonctions exécutives (inhibition cognitive). La mémorisation des mots. La charge cognitive du scripteur. Des compétences métalangagières aux performances métalinguistiques. La spécificité de l’écrit : décontextualisation et recontextualisation.Le concept de pluriel syntaxique. L’élaboration des procédures graphiques.

  • Troisième partie : présentation d’idée, d’outils, de dispositifs de jeux, pour enseigner l’orthographe différemment : différents types d’activité qui permettront aux élèves de porter un regard analytique et distancié sur l’orthographe, de « jouer » avec la langue pour se l’approprier, de traiter l’orthographe lexicale ou grammaticale comme un problème à résoudre, de coopérer pour trouver des solutions…

La dictée dans tous états… comment faire de la dictée un vrai temps de réflexion, de réinvestissement, d’apprentissage.

  • Quatrième partie : Mise en pratique

Ateliers de contextualisation, expérimentation, construction de séquences…

Journée 2 :

  • Première partie : Focus sur l’orthographe lexicale et les liens avec l’enseignement du vocabulaire
  • Bilan des pratiques, échanges…
  • Apports théoriques : principes, concepts et idées pour associer les activités d’apprentissage du lexique avec l’appropriation des règles orthographique ; orthographe et étymologie ; les écritures historiques ; dérivation et familles de mots, etc…
  • Présentation d’activités et d’outils
  • Deuxième partie : Contextualisation en ateliers
  • Construction de séance, d’outils, de supports
  • Troisième partie : Focus sur l’orthographe grammaticale en lien avec la littérature 
  • Présentation d’une séquence de lecture en réseau ouvrant sur un travail réflexif sur la syntaxe.
  • Écrire pour apprendre la syntaxe : présentation de dispositifs, d’exemples de productions d’élèves…
  • Quatrième partie : Contextualisation
  • À partir d’album ou de textes, construire une séance de « résolution de problème orthographique » permettant de traiter une notion, puis de la généraliser. Adapter le niveau de la séquence au niveau de classe.
  • Évaluer l’orthographe… pratiques habituelles et évolutions souhaitables…
  • Cinquième partie : Bilan de la formation, perspectives de réinvestissement et de prolongements

Evaluation de l’unité de formation sous forme de questionnaire individuel anonyme

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