jeu

Les fractions du cycle 2 au cycle 3

L’apprentissage des fractions qui débutaient en CM1 dans les programmes précédents doit débuter en classe de CE1 dans les nouveaux programmes dont la mise en œuvre a commencé en 2025.
Ce déplacement ne doit pas être compris comme une simple translation dans le temps qui consisterait à faire deux années plus tôt ce qui se faisait auparavant au CM avec une efficacité relativement limitée si on se réfère aux différentes évaluations sur ce sujet.
Il s’agit au contraire de repenser complètement la progressivité de cet apprentissage afin de permettre aux élèves de construire le sens des fractions, de s’approprier ce mode de représentation des nombres puis de les utiliser dans problèmes de comparaison et de calcul.
Dans cette formation, nous articulerons divers apports didactiques sur les fractions, sur l’écriture des nombres et sur l’apprentissage des nombres non entiers avec des travaux sur des situations d’apprentissage des fractions dans les classes des cycles 2 et 3. Un jeu créé il y a quelques années par un groupe de travail de l’IREM de Nice pour les classes du cycle 3 et adapté aux classes de cycle 2 par des enseignantes du Vaucluse servira de fil rouge.

Enseigner la construction du nombre à travers la pratique du jeu et des défis

Construire le nombre pour résoudre des problèmes ou résoudre des problèmes pour construire le nombre ?
Se poser la question en ces termes, c’est un peu comme rechercher qui est premier de la poule ou de l’œuf. Une petite analyse de la façon dont les humains ont inventé le nombre nous conduit à considérer la dialectique outil/objet autour du concept de nombre (outil pour résoudre des problèmes mais aussi objet d’étude).
Ce détour épistémologique nous amène aussi à réfléchir la place de la manipulation dans cette construction et la nécessaire entrée dans l’abstraction dès l’école maternelle pour réaliser ces apprentissages.

Le jeu en maternelle, enjeux de développement, enjeux d’apprentissages

Pauline Kergomard disait du jeu « Le jeu, c’est le travail de l’enfant, c’est son métier, sa vie. » Or le jeu est désormais bien présent dans les écoles maternelles. Pour autant on peut s’interroger sur son impact réel sur les apprentissages : Le jeu s’il est considéré comme spontané, est à la fois le but et le moyen de l’activité, mais le jeu institué par l’enseignant, alors est un moyen, la connaissance est le but, l’enfant ne joue pas que pour le plaisir. Alors à quelles conditions le jeu peut-il être au service des apprentissages ? Il est essentiel de s’interroger sur cette question et d’analyser nos pratiques enseignantes.

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